Municipales 2020 : les archives laissent des traces COURRIER DU LECTEUR

Les premiers enseignements en vue des Régionales et Départementales de 2021 vont être intéressants si l’on juge ces articles de presse ci-sous : “qu’un véritable front uni semble se bâtir contre le président de Région“.

Le patron d’Objectif Réunion semble également avoir perdu de son influence sur les différentes communes de l’île :

Au Tampon, Nathalie Bassire pourra difficilement revenir sur André Thien-Ah-Koon …

A Saint-Louis, son soutien en faveur de Cyrille Hamilcaro ne semble pas payer. 

A Bras-Panon, Jeannick Atchapa n’a pas encore réussi le pari de renverser Daniel Gonthier.

A Sainte-Marie, Richard Nirlo est en mauvaise posture face à l’union de la gauche réussie par Gérald Maillot.

A l’Etang-Salé, Jean-Claude Lacouture est en danger face à l’union Hoarau/Clain.

A Saint-Paul, il n’est pas encore certain que l’alliance Bénard/Sinimalé/Nativel soit bien accueilli par les Saint-Paulois tant le passif avec le maire sortant est important.

Ces élections municipales semblent présager un affaiblissement très clair du président de Région, tandis que Michel Fontaine, élu très largement dès le premier tour (57,02%), conforte sa place de leader de la droite locale.

Très clairement, les conséquences de ces Municipales dessineront les stratégies des départementales et des régionales de mars 2021.

Publié le Samedi 13 Janvier 2018 à 12H57 dans un média régional, on pouvait lire la déclaration suivante : « Il faut arrêter de nourrir les traîtres », faisant ainsi référence à Michel Fontaine et Jean-Paul Virapoullé, propos tenus par Didier Robert et relayés sur Facebook le jeudi soir, 11 janvier 2018.

Du maire de Saint-Pierre, Didier Robert enfonce le clou en déclarant que « Sa vie politique a toujours été une vie politique de trahison ». Concernant Jean-Paul Virapoullé, il reconnaît avoir  » fait confiance  » en 2015.  » Et honnêtement, nous avons bien travaillé pendant 2 ans  » souligne t-il avant d’attaquer :  » la rancune et la rancœur ont refait surface. Et ce que nous avons vu lors de ces dernières élections, c’est la trahison de celui-là. Et je n’ai aucun état d’âme à lui retirer ses délégations ».

La plateforme de la droite et du centre est définitivement enterrée et les armes s’affutent déjà en vue des élections municipales de 2020. Publié le 2 juin 2020, dans un autre média régional.

Battu à Saint-Denis, il sera battu à la Cinor

A moins de trois semaines du second tour, les rapports de forces sont déjà connus à Saint-Denis : pas de triangulaire, et Didier Robert isolé devra faire face à l’union des listes conduites par Ericka Bareigts et Nassimah Dindar, listes créditées respectivement de 42 % et de 13 % au premier tour, contre 24 % pour le président de la Région Réunion.

Durant la campagne du premier tour, Didier Robert était loin d’être sûr de l’emporter. Mais ces municipales étaient également le moyen pour lui de devenir conseiller communautaire en comptant sur les voix d’élus de Sainte-Marie et de l’opposition actuelle et future de Sainte-Suzanne afin de s’emparer de la présidence de la Cinor.

Nassimah Dindar a été la première à se positionner sur Saint-Denis depuis novembre 2019. Didier Robert est arrivé un mois après. Il a tout mis en œuvre avec son staff de la Région pour barrer la route à la sénatrice.

Quant à la fusion Dindar-Bareigts, rien de surprenant. Nassimah Dindar a longtemps présidé le Département grâce aux socialistes et aux communistes via une majorité hétéroclite que certains avaient qualifié à l’époque de “zembrokal”.

De même qu’Ibrahim Dindar (et Gino Ponimballom) a également déjà fait un bout de chemin avec la majorité municipale de Gilbert Annette. Tout comme Didier Robert travaille avec les élus de toute tendance à la Région lorsqu’il s’agit de défendre un projet commun pour La Réunion. Personne n’a de leçon de cohérence politique à donner à personne.

Publié le lundi 1er Juin 2020, Gino Ponimballom parle en connaissance de cause puisqu’il avait lui même conclu un accord du même type, en compagnie d’Ibrahim Dindar déjà, avec Gilbert Annette pour gagner les élections municipales de 2008, ce qui lui avait permis de devenir 5ème adjoint, avant de quitter la majorité municipale très fâché contre les méthodes du maire socialiste.

Nassimah Dindar disait à qui voulait l’entendre qu’elle voulait faire perdre Didier Robert, ce qui l’a poussée à aller proposer à Gilbert Annette de présenter au premier tour une liste aux municipales à Saint-Denis pour piquer des voix au Président de la Région, avant de fusionner avec la liste socialiste au second tour. Tout était déjà prévu et le plan se déroule comme sur des roulettes. Est-ce là le visage de la Démocratie !

Les ralliements de l’entre-deux-tours restent parfois en travers de la gorge. Chez les colistiers comme chez les militants qui n’hésitent pas à se lâcher contre leur poulain après avoir changé d’attelage politique. Les accusations de “manzé cochon” fusent .

Que faire le 28 juin ? Aller voter ou rejoindre le rang des abstentionnistes.

Le bon choix est dans les bureaux de vote

Le vote blanc est en fait reconnu . C’est donc la première fois que les élections municipales françaises sont concernées par la prise en compte du vote blanc. Voter blanc, c’est « donner son opinion », « exprimer un mécontentement », « exercer une pression politique » par ce vote neutre, ou encore participer alors que « l’abstention, ça veut dire qu’on n’a plus d’espoir ». Le vote blanc: pour un suffrage vraiment universel.

Si le vote est un droit, il doit être également un devoir en l’honneur et en mémoire de celles et de ceux qui ont versé leur sang pour notre patrie.

Si tout le monde votait, alors l’influence de l’argent serait moindre.

La compétence des élus est définie par les électeurs et on a les élus que l’on mérite si on ne se décide pas à agir efficacement.

« Je tenais à vous dire je ne suis pas concernée par l’alliance entre Saint-Denis en l’air et Saint-Denis pour tous. Moi je la rejette totalement.

« Et pourtant vous avez été nombreux à me mettre en garde .

Moi j’aime vraiment les gens et je ne les utilise pas pour arriver à mes fins personnelles », lance-t-elle amèrement mais sans langue de bois.

De son vrai nom Gaëlle Gaze, Sega’el était colistière de Nassimah Dindar au 1er tour.

Un actif « Front populaire »