Bruno Maillard : « Une pensée très forte pour Sudel Fuma.. » SOCIÉTÉ

Bruno Maillard est docteur en histoire. L’historien est également chercheur associé au CRESOI (Centre de recherche sur les sociétés de l’océan Indien)/Université de La Réunion. Il est aussi conseiller scientifique au sein de l’association Protea.

Bruno Maillard, docteur en histoire, a écrit ces lignes sur sa page Facebook, aujourd’hui 10 mai 2020, et ce à l’occasion du 10 mai 2001, jour où le Parlement a voté le texte de Loi, reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.

« Il y a 10 ans, le 10 mai 2010, l’association Protea (que nous venions de créer quelques semaines auparavant avec des militants Haïtiens, Guadeloupéens, Réunionnais et autres) organisait une séance de projections/débats simultanées dans 10 mairies d’arrondissement de Paris dans le cadre de la journée nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions.

Plus de 1.000 personnes participèrent à cet événement.

Loin des poncifs vaseux et tapageurs développés aujourd’hui par les pourfendeurs de ces mémoires, cette manifestation visée non seulement à favoriser le recueillement d’un vaste public en souvenir de nos ancêtres victimes de l’esclavage dans les colonies françaises mais aussi à lui faire connaitre cette Histoire riche de résistance de toutes sortes par le biais de chercheurs reconnus.

En ce sens, je me suis toujours attaché à ce que La Réunion et Mayotte aient la même place que la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane dans l’élaboration de ce récit partagé. Une pensée très forte pour le professeur Sudel Fuma qui avait accepté mon invitation pour dialoguer avec le public de la mairie du 19e arrondissement.

Notre activité ne faisait que commencer … »